modèle Sudbury

Deux écoles fondatrices

SUMMERHILL, la première école démocratique, fut créée  il y a presque 100 ans en Angleterre :
«C’est l’aventure d’une école autogérée fondée en 1921 dans la région de Londres. Son fondateur, le psychanalyste A. S. Neill, a mis les découvertes psychanalytiques au service de l’éducation. Il s’est dressé contre l’école traditionnelle soucieuse d’instruire mais non pas d’éduquer. Il s’est dressé contre les parents hantés par le critère du succès (l’argent). Il s’est insurgé contre un système social qui forme, dit-il, des individus « manipulés » et dociles, nécessaires à l’ensemble bureaucratique hautement hiérarchisé de notre ère industrielle.  » Maud Mannoni/préface de Libres enfants de Summerhill

Libres enfants de Summerhill, d’A.S. Neill, fondateur de l’école Summerhill, est devenu en quelques années un best-seller et s’est vendu à plus de 400 000 exemplaires. Depuis sa parution en 1970, l’expérience éducative originale décrite dans cet ouvrage a suscité de nombreux débats pédagogiques et a contribué à lancer la question des droits de l’enfant. L’école autogérée de Summerhill accueille toujours des pensionnaires.

SUDBURY VALLEY SCHOOL, fondée en 1968 à Framingham dans le Massachusetts (USA) par David Greenberg, alors jeune professeur de sciences physiques à l’université de Columbia (NY), aidé par son épouse Hanna et une jeune éducatrice novatrice, Mimsy Sadofsky. L’école met en pratique un mode d’éducation et d’instruction reposant sur la seule et libre curiosité de l’élève. L’élève de l’école de Sudbury Valley n’est rien de plus qu’un jeune garçon ou une jeune fille qui se rend dans une institution ressemblant à une médiathèque, afin de s’instruire soi-même par la lecture et des exercices, seul(e) ou avec ses condisciples, avec ou sans l’aide d’un enseignant, selon son envie et sa curiosité, à son rythme, mû(e) par la seule ambition – confondue avec le désir – de savoir, sans esprit de compétition, sans l’obsession du succès, du «mérite», sans la crainte de l’échec et de la déconsidération. Il ne s’agit ici ni de préparer la ventilation des situations sociales «en toute équité», ni de «changer la société pour changer l’école, changer l’école pour la société». On ne se soucie ni de perpétuer les inégalités, ni d’édifier une société utopique sous la houlette d’un Etat démiurge.

Aujourd’hui il existe environ 350 écoles démocratiques dans le monde.

En Europe, les projets se multiplient. Ils répondent à une demande très forte de liberté de choisir une alternative au système éducatif traditionnel.

Le réseau EUDEC s’est constitué afin de fédérer les projets et promouvoir le modèle des écoles démocratiques.

La Croisée des Chemins, la première école démocratique française a ouvert à Dijon en 2014.

L’école Dynamique de Paris qui a ouvert juste après en 2015 est à la base d’un mouvement citoyen important.

L’école Nikola Tesla vient d’ouvrir ses portes en septembre 2016 et est la première école démocratique de Lyon. Elle accueille des jeunes de 3 à 19 ans.

De nombreux projets sont à l’œuvre dont vous aurez un aperçu en cliquant ici