facilitateurs d’apprentissage

Alexandra Tamisier 

10, le nombre de rentrées scolaires en collège et lycée. Professeur de Sciences de la vie et de la Terre, j’ai voulu très vite proposer une alternative au système classique pour répondre à une demande bien présente de jeunes inadaptés. 10 années pour trouver un modèle qui répondrait aux idéaux pour une autre éducation.

7, le nombre d’années où je me suis lancée dans une quête de savoirs, de recherches, poussée par la curiosité, le désir de « faire ma part » et l’envie de créer des projets qui rependent joie, liberté et altruisme.

6, l’âge de ma fille ainée. La naissance d’un enfant est aussi la naissance d’une mère. Aujourd’hui ce sont deux petits êtres qui m’accompagnent. Leur innocence et leur vision de la vie sont mes motivations et mon moteur.

35, mon âge et autant d’années à m’émerveiller devant la nature, le contact avec le vivant. Cela m’a conduit à m’intéresser aux méthodes de développement personnel et d’épanouissement de l’être. Cela passe aussi par un important travail sur l’alimentation et la pratique de sports impliquant un engagement dans les entrainements et le dépassement de soi. J’anime cette année un atelier « bien être » en classe de seconde sur la gestion du stress, de la timidité, du rapport avec son corps et sur le développement de la confiance et de l’estime de soi.

2, mes diplômes en biologie et géologie. Une maitrise de biologie générale et géologie et une maitrise de biologie cellulaire et moléculaire option génétique ont sanctionné mes années d’étude. L’amour pour le vivant et l’environnement sont le fil conducteur de ma vie.

1, une année ! Une année pour créer l’école Dé-couverte, celle dans laquelle on lève les voiles que sont la pression, les murs, les sonneries, les horaires, les programmes, l’angoisse et la soumission pour laisser apparaître la personnalité de chaque enfant, leurs centres d’intérêts, leurs dons… J’ai accepté d’être directrice du secondaire de la première école démocratique de Lyon. J’aurai ainsi les outils indispensables pour l’ouverture de l’école Dé-couverte en septembre 2017.

Ingrid Patris

Depuis déjà plusieurs années, le questionnement du « comment » et du « quoi » transmettre est présent dans mon cheminement. J’ai appris la danse sur le tard, de façon quasiment autodidacte, poussée par un indéfectible désir qui m’a conduit à devenir danseuse professionnelle en l’espace de quelques années de pratique seulement. L’enthousiasme peut beaucoup !

« Le danseur passe sa vie à apprendre parce qu’il sait que la danse comme la vie, est en perpétuel devenir. » Merce Cunningham

Cette citation fait le lien entre mon parcours de danseuse et l’acte d’apprendre, mouvement perpétuel inhérent à la vie, mouvement qui prend naissance à la conception de tout être vivant pour ne prendre fin qu’à sa mort. Alors pourquoi réduire la notion d’apprentissage au seul lieu de l’école et au tandem enseignant/enseigné ?

La rencontre avec les alternatives à l’éducation traditionnelle est venue prendre sa place dans mon histoire suite à un désœuvrement puis une recherche active pour aider ma fille en souffrance dans le système éducatif traditionnel. L’approche si révolutionnaire de l’éducation proposée par Krishnamurti ou encore celle de Bernard Collot, sont intimement entrées en résonnance avec mon propre questionnement et cheminement vis-à-vis des apprentissages et de la vie.

« L’apprentissage est l’essence de la vie » Jiddu  Krishnamurti

Si tel est le cas, ce dont je suis intimement persuadée, « Une école devrait être un lieu où l’on apprend la vie dans son entier, dans sa totalité. » (toujours K.) parce qu’à mon sens, la vie et l’apprentissage sont un canevas indissociable.

Malheureusement, au nom d’une plus grande performance et soit disant sécurité, notre société s’évertue à toujours plus séparer, segmenter, spécialiser, professionnaliser… et ceci  au détriment de notre capacité à être vivant, créatif, disponible, ouvert…

 Cette création d’école, trouve son élan dans l’urgence d’offrir des espaces de vie et d’apprentissage qui permettent aux enfants :
– de trouver l’espace nécessaire à l’expression de leur joie de vivre et au déploiement harmonieux de leur personnalité, bien ancrée et prête pour interagir avec le monde,
– de développer des savoir-faire et des compétences singulières tout en restant sensibles et connectés à la profondeur et à la beauté de la vie.

Alexandra Aïbar

L’école est pour moi le lieu privilégié où créer une société respectueuse de l’autre, de son environnement et de soi-même.

Après avoir découvert les systèmes massifs que proposent l’éducation nationale Française et Argentine, je me suis réellement concentré sur l’éducation. L’aspect autoritaire de la relation enfant-professeur, l’apprentissage uniforme et conforme, le peu de liberté et de temps de parole. Tous cela me pousse vers une nouvelle forme de pédagogie où l’humain est réellement prit en compte.

Pour moi  l’éducation doit être accessible à tous, dans le respect de la singularité de chacun, et où le savoir est partagé. L’école doit être à l’image de l’homme, de son environnement et de ses capacités.

Titulaire d’une licence en Psychologie et de plusieurs diplômes dans l’animation et le sport; J’aime découvrir, apprendre et transmettre.

Je suis sensible à l’autre, aux valeurs de respect et de partage.

Une citation de Antonio Machado qui me tient à cœur et résonne avec ma pensée dit : « Caminante no hay camino, se hace el camino al andar » (« Toi qui chemine, il n’y a pas de chemin, le chemin se fait en marchant »). J’entends par la un chemin vers le futur, libre et guidé par la joie du voyage.

Avec l’école dé-couverte, j’aimerai offrir un cadre d’apprentissage et une pédagogie ouverte, ludique et pédagogique aux enfants comme aux adultes. Qui permettra un développement affectif, psychologique et cognitif adapté à chacun.

 

Lina Hassan

Volontaire en service civique

J’ai commencé à m’intéresser aux alternatives au système éducatif classique alors que j’étais encore jeune au collège. Je souffrais d’une phobie sociale sévère et je désirais appartenir à un environnement où ma singularité serait acceptée et où ma sensibilité serait vue comme une qualité et non comme un défaut.

Au fond de moi, je militais silencieusement pour tous les enfants qui comme moi, ne pouvaient réellement être eux-même, se sentaient incompris, obligés de se conformer, et de rester silencieux devant les injustices du système.

En première année de licence d’anthropologie et d’anglais (Université Lumière Lyon 2 ), je fis ma première enquête ethnologique sur la problématique de la rigidité des écoles classiques sur le développement personnel des enfants et les solutions envisagées pour y remédier.

C’est là que j’ai découvert la pédagogie de Maria Montessori, de Rudolf Steiner avec les écoles Walford, ainsi que l’école démocratique Summerhill fondée par A.S. Neill en Angleterre et Sudbury Valley School aux Etats-Unis.

Le livre d’Ety Buzyn « Papa, maman, laissez-moi le temps de rêver » me permis de comprendre la nécessité du temps et de l’espace libre accordés aux enfants pour leur développement personnel.

L’existence des écoles démocratiques est pour moi un réel espoir pour la création d’une société plus juste, plus ouverte et plus respectueuse de soi, des autres et de notre environnement.